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*Mois de la Fantasy* Terre Natale | R. A. Salvatore

 

Date de sortie: 1994

 Edition: Fleuve Noir

 Pages: 250

 Genre: Fantasy

 

Qu'on se le dise, mon entrée dans le mois de Fantasy (pour + d'info c'est pas ici) a été plus que laborieuse … Non pas que ce premier tome de la Légende de Drizzt ait été pénible à lire, mais surtout parce qu'une énoooooorme fatigue s'est emparée de moi sans crier gare et a transformé mes premières semaines de lecture en match de catch pour lutter contre l'endormissement. Alors que je pensais pouvoir lire ce court roman en quelques jours, j'ai mis pas moins de deux semaines à parcourir les 250 pages de ce tome… Autant dire que ça a foutu un sacré plomb dans l'aile de mon challenge ! 

 

Résumé: 

J'ai grandi au coeur d'Ombre-terre, dans la cité souterrain de Menzoberranzan, désarmé contre la cruauté des miens. Elfes Noirs, mes frères, pourquoi m'avoir réservé tant de mauvais traitements? Quel pacte sulfureux avez-vous conclu avec le mal? 

Mon honneur me condamnera donc à errer sans fin dans les dédales de notre monde souterrain - sauf si je devais frapper sans distinction amis et ennemis. 

Zaknafein, ô mon semblable, ô mon père, montre-moi le chemin ! 


Terre Natale est le premier tome de la trilogie de l'Elfe Noir, qui est elle même la première trilogie du cycle des Royaumes Oubliés qui comporte 13 tomes au total (jusque là tu suis ?). 

Nous allons suivre l'évolution de Drizzt, un elfe noir issu d'une maison noble de la cité souterraine de Menzoberranzan, de sa naissance à l'âge adulte. Troisième fils de la famille, Drizzt était destiné à finir sacrifié le jour de sa naissance pour servir les noirs dessein de sa monstrueuse mère.  Un fratricide va cependant "sauver" l'enfant" qui se retrouve non plus troisième mais second né. 

L'enfant va peu à peu grandir, être formé au maniement des armes pour devenir l'un des meilleurs guerriers et aidé à l'ascension sociale de sa maison. 

Seulement voilà, dans un monde entièrement régi par la violence, le meurtre, le vol et le mensonge, Drizzt se pose des questions, et n'accepte pas vraiment de tuer sans état d'âme tout ce qui pourrait contrer les (très) mauvaises intentions du peuple des Elfes Noirs. 

 

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Alors certes, ce petit aperçu va certainement paraître très fouillis… Mais c'est un peu ce qui s'est passé dans ma tête à la lecture de ce premier tome. Il y a à la fois beaucoup d'éléments exposés, et en même temps très peu d 'approfondissement. 

 

Dans ce premier tome, l'auteur prend le temps de placer son décor et l'histoire de son personnage principal, ce qui servira bien évidemment la suite de la série en 13 tomes. L'évolution de pensée de Drizzt et ses questionnements sont bien menés et nous pouvons d'ors et déjà apercevoir différentes races que nous recroiserons plus tard. Bref, on sent tout le potentiel de l'univers des Royaumes Oubliés. 

 

Mais ! Le côté très manichéen du roman m'a quelque peu dérangé. Il est clairement question du "grand" bien contre le "grand" mal et les questionnements qui peuvent subvenir ne vont pas au-delà des simples convictions personnelles des personnages. C'est tout blanc ou tout noir quoi … 

Peut-être est-ce lié à mon état de fatigue, mais j'ai également eu du mal à entrer dans l'univers jusqu'au dernier tiers du livre. Nous nous retrouvons à lire une succession d'évènements qui prennent place chaque fois à des dizaines d'années d'écart, ce qui sert bien évidemment l'évolution et le parcours du héro, mais j'ai trouvé ces passages soit superflux, soit trop peu développés. Comme si l'auteur c'était engagé dans quelque chose sans trop y prendre part.  

 

Ce premier tome est bien évidemment complètement introductif, mais encore une fois, quand on sait qu'il y a encore 12 livres derrière, cela paraît totalement normal. Les derniers chapitres donnent néanmoins envie de creuser l'histoire et surtout de découvrir ce qui existe en dehors de la cité de Menzoberranzan. 

Je reste un peu déçue de ma lecture car je pense que mon état ne m'a pas permis de savourer entièrement ce roman. J'ai frôlé la panne de lecture tant je n'arrivais pas à me remettre dans l'univers mis en place par R.A. Salvatore. Les avis concernant cette saga étant très enthousiastes, je lirai à l'occasion la suite.